Gestion forestière et maîtrise d'oeuvre


Pour optimiser la rentabilité tout en respectant les écosystèmes et la biodiversité…


Forêt feuillus Cabinet COUDERT RIBOULET
Gestion ponctuelle ou contractuelle d’un patrimoine forestier 
Etablissement de Plans Simples de Gestion forestière 

Etudes paysagères forestières 
Réalisation de projets et devis de reboisement et d’équipement (3 à 10/an), certains avec dossier de financement (Etat, région, Europe, banque), attribution des chantiers et maîtrise d’œuvre et appuis à maîtrise d’ouvrage 

Etudes techniques et maîtrise d’œuvre de travaux d’équipement forestier (routes forestières, places de dépôts et accès grumiers, pistes…), certains avec dossier de financement 
Marquage de coupes d’amélioration feuillues et résineuses, balivage et conversion (30 à 100 ha/an) 

Marquage cubage vente bois
Marquage, cubage, estimation et mise en marché de lots de bois sur pied (plus de 1 000 000 m3 estimés et vendus en 30 ans) ; organisation de ventes groupées agréées.

Cas concrets


Aménagements forestiers, route, desserte
La desserte forestière : pourquoi et comment ?
Moteurs essentiels à la gestion forestière, l’équipement et la desserte des forêts sont à l’honneur.

L’ensemble des investissements d’équipements participe à la valorisation de la forêt et à une meilleure mise en vente de ses produits. La réalisation d’une desserte appropriée avant l’exploitation des bois permet une mise en vente optimisée de ces derniers. Ainsi, nous avons pu constater une augmentation moyenne de 10% du prix des bois d’un massif desservi dans les régles de l’art. A ce propos, il est couramment admis qu’un débardage de plus de 1 km majore les coûts d’exploitation. Il en est de même pour la présence de dépôts ’improvisés’ chez le voisin ou encore pour les traversées de voirie goudronnée publique.
Un bon équipement de la forêt permet également de faciliter l’exploitation en zones de pente forte, mouilleuse ou à forte sensibilité écologique par exemple.
Mais attention, les peuplements existants ou à venir doivent justifier un investissement dont la rentabilité doit être étudiée.
En terme de financement, il existe actuellement des possibilités de subvention de l’ordre de 40 à 50% du montant HT des travaux pour les particuliers et les Groupements Forestiers et de 80% pour les collectivités. L’octroi de l’aide Etat, Europe et Département demande le dépôt d’un dossier administratif important et complet. Toutefois, son acceptation dépendra des fonds disponibles et de la diligence de la demande (en principe les créations de desserte forestière sont prioritaires).
Dans l’ensemble, tout projet d’équipement, nécessite une étude technique sérieuse, un appui à maîtrise d’ouvrage poussé et une maîtrise d’oeuvre soutenue.
ClC
Aménagement forestier
Le grand projet d’aménagement du massif de Puy de Bert (87)
Le Groupement Forestier de Puymenier est constitué en 1976 à l’instigation de l’Administration assistée par la SOMIVAL ; il regroupe des porteurs de parts ayant apporté, pour la plupart, les premières parcelles, initialement très morcelées.

La première unité de reboisement, de 40 hectares, est constituée en 1978. Les plantations font l’objet d’aides financières sous forme de prêt par contrat de travaux avec une diversification accrue des essences à partir de 1982. La tempête de 1999 met à bas plus de 28 ha des meilleurs peuplements de douglas principalement situés sur les hauts de versant et les sommets de ce massif forestier. A cette occasion, le Groupement Forestier décide de reconstituer ces boisements avec l’aide financière de l’Etat. L’objectif principal est de réimplanter l’essence dominante du massif à savoir le douglas ; 5 % de la surface étant représentée par des essences en diversification.

Dans le cadre de son extension, mais surtout pour faciliter la gestion du massif (récolte des chablis, replantation, infrastructure…), le Groupement Forestier de Puymenier acquiert récemment, par le biais d’une action foncière dynamique conjointe avec la SAFER, un ensemble de parcelles situées plus au nord en bordure du Lac de St-Pardoux. En 2007, lors du dépôt du plan simple de gestion de cette extension, le massif comprend encore de nombreuses enclaves qui, grâce à une forte action de restructuration de la part du gérant, sont résorbées.  Le massif du Puy de Bert, d’une surface avoisinant les 67 ha, est initiallement composé, majoritairement, de peuplements issus d’un vieillissement d’accrus et de taillis mais également d’anciennes châtaigneraies fruitières attestant d’une activité anthropique intense au début du siècle dernier. La tempête de 1999 ainsi que les épisodes de neige et de vent de ces dernières années ont entraîné des dégâts en plein sur près de 15 % du massif ainsi que des dégâts disséminés sur l’ensemble de la forêt. En 2008, les chablis ne sont toujours pas exploités. Suite aux importants efforts fonciers réalisés sur ce massif, l’objectif principal du projet d’amélioration est la valorisation économique et paysagère de ces parcelles. Compte tenu de leur proximité avec le Lac de St Pardoux, les résineux devraient occuper, à terme, une place moins importante qu’au niveau du bloc sud du massif initial. Toutefois, l’objectif de production reste prédominant.

D’une manière générale, les objectifs et orientations principaux d’aménagement ont été les suivants :

La production forestière : c’est-à-dire l’obtention à long terme de produits technologiques adaptés aux débouchés futurs potentiellement rémunérateurs, ce qui implique de mettre en place des essences productives adaptées aux stations naturelles et susceptibles de produire du bois de qualité. Ceci implique également d’introduire des essences sur des surfaces suffisamment importantes afin d’intéresser les exploitants.
La biodiversité : elle traduit la présence au sein d’un massif de production de certaines formations non productives dans le sens ci-dessus évoqué, les composantes de milieux dits associés à la forêt dont la vocation est d’enrichir le patrimoine en diversité biologique.
La diminution de l’impact environnemental du chantier de reboisement.
Le maintien de la mémoire inhérente au caractère anthropique des abords du Lac de St-Pardoux.
La valorisation du paysage et du caractère pédagogique de l’arbre et de la forêt.
JPEG - 3.1 ko
A ce jour, les actions suivantes ont été menées ou sont en projet avancé : 
- boisement et reconstitution de 27 ha en douglas, chêne rouge, pin laricio, mélèze, châtaignier, merisier et cèdre ; 
- ouverture de 2 km de piste de débardage et création d’un petit dépôt ; 
- balivage et irrégularisation de 15 ha de peuplements feuillus préexistants ; 
- construction d’une maison forestière en bois avec vue sur l’étang ; 
- réalisation d’une route forestière portée par les communes.